Réseau social interne, la machine à café puissance web !
Un réseau social. Oui, mais pourquoi faire ?
Miser sur le concept de réseau social, Mes salariés sont aussi des internautes ils utilisent Facebook, LinkedIn, Viadéo, 42% des internautes connaissent la signification du mot ; demain ils seront 60% connectés dessus alors…
Mais attention, créer un réseau social d’entreprise répond à d’autres enjeux et d’autres problématiques que des réseaux comme Facebook, LinkedIn…
Ces réseaux sont au fond de mauvais exemples parce qu’ils sont nés pour être des réseaux. Ils ne sont que des pretextes au(x) réseau(x). On s’inscrit sur le site pour accèder à un réseau potentiel de 6 millions de personnes. On sait que ce site va nous permettre de retrouver les gens de notre entourage, notre famille, nos amis, nos anciens camarades de promo, certains de nos collègues, son réseau « local ». Parce que l’on sait (ou l’on apprend bien vite) tous ces contacts vont nous amener à trouver d’autres personnes, à élargir notre cercle de connaissances, à accéder à un réseau plus « global ». On ne s’y inscrit pas pour partager une quelconque information à l’origine. C’est une vitrine de soi, un carnet d’adresse, un CV en ligne, un eportfolio dans le meilleur des cas.
Et cela les différencie beaucoup des réseau que les dircoms et les RH veulent mettre en place dans l’entreprise.
En effet, on nous demande « un annuaire », « un réseau social », « un hub », « un endroit où les gens pourraient échanger, parler autre chose que boulot », « un lieu d’échange et de collaboration »… Autant d’outils différents tous apparentés dans les esprits au réseau social.
On peut faire de toutes ces demandes, un réseau social. Pour chaque demande. Oui, mais…
Il faut d’abord trouver un liant. Le fil d’information, le service qui permettra d’inciter les gens à se connecter sur cet outil et de lancer les échanges. Parce qu’ils sont perçus – à juste titre – comme des réseaux finis et donc limités.
Il faut donc trouver un lien, un lien social de préférence. Ce lien réside dans l’animation du réseau. Animation éditoriale le plus souvent, il faut que l’entreprise publie de l’information, donne, offre un service, pour recevoir de la collaboration en retour.
Il faut aussi donner de la liberté de ton et d’expression dans les échanges qui auront lieu. Laisser une place même infime (mais jamais trop cloisonnée et limitée tout de même) aux remarques personnelles, aux passions, à l’expression libre de soi.
Comme dans l’entreprise réelle, il faut laisser la place à une machine à café et à son agora de moquette et de guéridons. Non, un réseau social dans une entreprise, ce n’est pas plus difficile que cela.
C’est laisser une place un peu plus importante à ce qui se dit habituellement autour d’un café. Laisser la possibilité de remplir un champ « passions » dans le profil, ici, là, juste en dessous des « compétences » et du « poste occupé ». De cette façon, vos collaborateurs pourront entrer facilement en relation. Parler d’un sujet qui les passionne et en revenir au travail ! Chercher le numéro de téléphone d’un collègue dans l’annuaire et s’attarder sur sa passion pour le scrapbooking… Les masques tombent et les rapports hiérarchiques s’estompent et on finit par « googelise » un collègue avant d’entrer en salle de réunion.
Oui, parce que dans un hub finalement les gens ne font que se croiser non ?